Je ne suis pas LUI !
Tous savent que je l’adore, que ses articles dans la Presse m’ont inspirés à voyager, m’ont donné le gout de l’aventure. Notre rencontre en 2009 m’avait bouleversée et j’étais partie en Australie gonflée à bloc de son énergie. A mon retour je préparais déjà mon projet de voyage longue-durée. Je voulais faire comme lui : laisser tout derrière moi, ne plus avoir d’attache, être libre et surtout ne pas savoir quand j’allais rentrer, bref vagabonder sur cette planète indéfiniment.

En septembre à l’aube du départ j’avais peur, j’avais mal de quitter les gens que j’aime mais me disais que c’était normal ; après tout je partais pour longtemps avec certains objectifs. Connaitre William et approfondir notre couple sans le problème de longue-distance, découvrir les pays et leurs cultures et surtout vivre dans des endroits assez longtemps pour me sentir chez moi.  

4 mois plus tard et plusieurs discours intérieurs avec moi-même ; les choses ont bien changées !     
Je ne suis pas Bruno Blanchet !

En lisant ces livres, je me voyais suivre ses pas : tout laisser derrière moi, tripper comme il trippait, partir des années et faire ma vie ailleurs. Longtemps j’ai associé la longueur du voyage avec sa qualité et son bonheur… hélas erreur.  Je me suis rendue compte que j’étais Alex ; une voyageuse comme tant d’autre, qui aime l’aventure mais qui ne cherche pas à faire d’exploit ou se prouver qu’elle est capable de rester longtemps sur la route. Mon amoureux est avec moi, je ne fuis rien et ma maison je l’ai déjà ! Je n’ai donc plus le besoin de m’en trouver une autre sur la route. Aujourd’hui le voyage est enfin devenu un bonheur simple et sans prétention.

Je suis donc heureuse de ce tournant dans ma vie, de cette prise de conscience. Ceux qui me connaissent,  m’ont vu pleurer,  m’on entendu maintes fois répéter les ‘’j’ai hâte de partir’’  et ‘’je suis si heureuse sur la route’’ sauront que j’ai désormais muri. A présent, il nous reste le Laos, l’Indonésie et la Nouvelle-Zélande, des destinations que j’ai hâte de découvrir, on ne rentre quand même pas maintenant ;)

Alors me suis-je trompée d’être partie si longtemps, d’avoir quitté mon appart et la job? Bien sur que non, j’ai déjà réalisés plusieurs rêves, nous avons renforcé notre amour et notre avenir et j’ai pris conscience de la valeur de tout ceux que j’ai laisse derrière moi pour mieux vous revenir.

Alex

Premièrement dans le respect de la tradition, en suivant le dicton ‘’vaut mieux tard que jamais’’, nous vous souhaitons Alex et moi  nos meilleurs vœux et de la santé pour cette nouvelle année 2012.







Ce n’est pas trop tôt me direz vous ; c’est aussi cela que je me suis dit en arrivant a Kathmandu après 120 kms  de route de montagne séparant Pokhara de la capitale effectues en un temps record de 7 heures…

Ce mois au Népal fut merveilleux, la chaleur humaine ressenti dans cette famille nous a fait oublier le froid glacial de ses sommets … les treks ici sont incroyables même si nous n’en avons fait aucun, nous avons pu apercevoir ce que certain appel ‘’le toit du monde’’ :  le fameux mont Everest !

Comment? Petite astuce de voyageur, prendre un vol Kathmandu –Bangkok vous permet non seulement d’éprouver votre patience avec les retards perpétuels du vol  mais vous permet surtout de décoller (normal…), de traverser les nuages (toujours normal), et d’avoir devant vous par beau temps un blanc infini (toujours
normal non…) 
Wow…la chaine Himalayenne qui s’élève au dessus des nuages a plus de 8000 mètres dans le ciel, le paysage est irréel et donne envie de se mettre a l’escalade pour être de l’autre cote du hublot!



Bangkok nous voili, nous voila,

J’avoue la première appréhension que j’ai eu fut son aéroport, le dernier que j’ai vu aussi propre et aussi moderne fut celui de New Delhi, quand on sait le chaos qui vous attend dehors, je me suis dit aie aie, mais la Thailande c’est l’Inde dans 20 ou 30 ans, a savoir qu’ici on retrouve un sens a la circulation et la capitale est d’une propreté et d’une modernité que j’ai rarement vu en France.



‘’Oui mais en France on a la Gastronomie’’ me diront les plus chauvins, ‘’calisse c’est ben vrai ca’’ rajouteront mes cousins québécois.


 Il est vrai que les insectes et autres boissons a base de serpents ne donne pas vraiment envie. Je me contente ainsi des menus traditionnels des restaurants et la, attention les papilles, c’est d’un délice et d’une saveur dont je ne peux plus me passer ! 


Et le prix pour vous remplir la panse, c’est celui d’un café de n’importe lequel de nos bistrots…


Bangkok  c’est aussi sa diversité en passant des toilettes pour boy, pour lady et pour lady boy, c’est aussi la ville ou les poissons nous massent les pieds, ou l’on peut utiliser un ‘’taser’’ sur soi même avant de l’acheter, changer d’identité au stand juste a cote, ou un moyen pour la plupart des québécois nostalgiques de déguster une poutine en compagnie de Bruno. B…



Intéressant tout ca, mais quand on passe de 8 a 34 degrés ce qui m’intéresse moi c’est de me baigner!
Direction ainsi Koh Tao!
 Pourquoi? 
D’abord parce qu’a Marseille en janvier même habille, la méditerranée c’est un peu frais… deuxièmement l’escale en Thaïlande nous permet de passer certains diplôme de plongée a prix pas très élevés.
Le paradis c’est donc a 9 heures de bus et 4 heures de bateau, une traversée agitée ou les liens du couples se sont renforces, nous avons réagit en équipe alex et moi, elle vomit, je suis la, je vomis, elle est la, nous vomissons, … les gens sont la… burrrrhhhhh





Après avoir étrenné notre pied marin nous avons mis pied a terre, et la ca fait du bien, durant une semaine nous troquons le mot voyage pour le mot vacance, confortablement installé dans un resort.




Autant de bulle que de poissons plus tard nous voila donc fièrement reparti avec notre diplôme de PADI en plus.
L’etape Thailande c'est donc fini pour nous, desormais nous voici au Laos ou l’on est bien occupe ....
 FFN Foster's Foundation Nepal

A Pokhara nous sommes accueillis par la chaine Himalayenne Annapurna, un ciel bleu clair et une famille unique qui nous rechauffe le coeur dans ce mois de decembre froid.

Qui sont-ils?
D.B et Ama (maman en nepalais), sont les parents de 11 enfants: 3 de leur union et 8 petits anges des rues qui ont maintenant depuis 2 ans une chance a une meilleure vie. Tous vont a l'ecole anglaise, tous mangent a leur fin et tous ont de la douceur.

Sujata est sage et deja liee par le devoir de la femme au foyer nepalaise, Maya est l'espiegle du groupe, Sushila la timide, Preyrna l'intello, Mamta la tete en l'air et Asha la naturelle, son rire est un des plus beau son que produit cette maison. Chhitiz est le doyen, Hem le petit chef, Rijan le futur docteur, quant au petit dernier que l'on surnomme Crazy Roman, il deborde autant d'energie que de morve, les joies de l'hiver!

Le quotidien
Le lever est a 6h30, 7h30 pour nous et mains jointes ont se dit tous Namaste avant le the chaud. Ensuite on etudie, on tresse les cheveux, on joue avant le Dhal Baat de 9h00 (riz, soupe aux lentilles et legumes au curry). Une fois l'uniforme revetu, main dans la main on les amene a l'ecole. Exceptionnellement, ils etaient en examen cette semaine, donc on les recupere a 12h00 et jusqu'a 19h00 on dessine, on joue encore, on va au parc, on prepare les festivites de Noel...ca ne finit plus!!
 Le quotidien est souvent regit par les coupures de courant qui sont de 7h00 a 9h00 et de 16h00 a 20h00, NO LIGHTS, on se colle autour d'une chandelle.

Et nous la-dedans...
On vit dans une chambre de la maison, lit simple, vie simple et on est occupes...
Nous adorons cette experience, on travaille bien en equipe, on se surprend avec notre creativite continuelle et on s'attache a ces petits, on est un grand frere et une grande soeur. En plus de notre temps et de notre amour, on aime les gater avec du yougourt, des oranges, des chips, plaisir minime chez nous mais important pour eux. On contribue aussi a la nourritue parce que croyez-le ou non on passe au travers 30 kilos de riz en 6 jours!!!

Et vous la-dedans...
On vous souhaite un Joyeux Noel, appreciez la variete de vos repas, la chaleur de votre maison, le confort de votre matelas...faites juste apprecier!
Bisoux a tous HOHOHO

Will, moi et notre famille Nepalaise







Bilan de l'Inde - 11 semaines

Statistiques
Nb de jours: 78
Nb d'hotels: 17
Nb d'avions interieurs: 2
Nb de trains: 3
Nb de bus: 19
Nb d'heures en transport public: 160 heures
Nb d'elephants vus: 2 (dans des temples)

Nos lectures
Alex: Open Road, 7 years in Tibet, White Tiger, A god of small things, Afrika Trek, Snow Leopard
Will: Afrika Trek, Lettres de Jeunesses de Saint Exupery, 1984, Tigre blanc

Le plus utile: lampe dynamo et tampon d'alcool
Le plus inutile: notre cellulaire (jamais utilise)

Prix moyen d'une chambre double: 10$
Prix moyen d'un repas: 2.50$
Depense internet: 55$
Depense en papier de toilette: 20$

Budget tout compris par personne : 20$/jour

BEST

Journee
A: Une journee type a McLoed Ganj a enseigner et travailler comme serveuse au cafe le soir.
W: La journee a Hampi (temples, bazaars, etc)

Ville
A: Rishikesh pour son Gange, son yoga et ses salades de fruits!
W: Rishikesh

Repas
A: Common Ground a McLoed Ganj
W: idem

Vue
A: hotel a McLoed sur l'Himalaya, son immense sommet enneige
W: au sunset view d'Udaipur

Hotel
A: Tibetan Ashoka a McLeod Ganj
W: Raj Resort a Rishikesh

La ou l'on retournerait
A: McLoed et Rishikesh
W: McLoed, Kumily, Hampi, Rishikesh, Udaipur

Moment le plus drole
A: Quand Will m'a depasse en chameau au trot avec sa face de douleur parce qu'il etait racke des adducteurs
W: Sleeping bus de ma nuit d'anniversaire

WORST

Journee
A: 37 heures de bus d'Hampi a Udaipur, le calvaire quoi!
W: idem

Ville
A: Chennai
W: Madurai

Repas
A: le porc hache a McLoed qui a pas reste...
W: Tout ce que j'ai mange a Jaisalmer

Pire gaspillage d'argent
A: 14$ pour ma main en Henna de ''mon amie''
W: Backwaters

Hotel
A: Sita Niwas Amristsar
W: Lodge qqch a Madurai

On retournerait pas la
A: Pushkar, Amritsar
W: Amritsar, Jodhpur, Madurai

Moment le plus triste
A: Quitter mes etudiants a McLoed Ganj
W: Quitter mon chameau

3 mots qui decrivent l'Inde
A: surprenant, diversite, sale
W:diversite, incomprehensible, chapati

Merci a l'Inde :)

Mon anniversaire en Inde,


 Merci a tous d'etre venu,
William.
"Come to India, 1 billion people can't be wrong" le slogan de ce t-shirt dit vrai!

Un milliard de personnes , meme agreables, cela donne quoi?
Eh bien c'est du monde, du monde partout et tout le temps, parfois on se laisse emporter par ce courant de proximite permanent et parfois on voudrait nager contre et se perdre sur une ile deserte.

Alors apres 2 mois la decision a ete prise, direction Jaisalmer: du sable chaud, le soleil et a 50km, le desert! Le vrai, celui du Thar! 2 jours,1 nuit, nous attendent.
Dans le desert, 2 choses sont importantes: l'eau et ton chameau.
Si la premiere est facile a acheter, la seconde doit bien se negocier et a ce jeu la, les plus forts c'est qui?? Ben c'est le indiens!

Quoi qu'il en soit, nous voila donc parti pour un raid romantique, Alex et moi, et notre guide accompagne de nos 3 bossus, a la conquete du silence. Alors pour ceux qui l'ignorent encore, un chameau c'est comme un cheval avec plus de hauteur. Confortable, se dirigeant aisement par de simples claquements de langues ou legers coups de talons. De la theorie a la pratique, il n'y a qu'un pas qu'Alex n'eut aucun mal a franchir, maitrisant son animal tel Lawrence d'Arabie. Me concernant cela s'est plutot joue en 3.

1ere minute: il se met a courir (avec moi dessus) dans une direction improvisee jouant ainsi avec le guide tentant de le rattrapper.
Quasimodo: 1  William: 0

1ere heure: apres le claquement de langue, de doigts, des encouragements, les insultes, la douceur, nous passames de la premiere a la seconde puis a la derniere position pour terminer a l'arret...
Chameau: 2  William: 0

1ere journee: les paysages sont magnifiques, l'allure est lente mais reguliere, je lui gratte la tete et lui ma jambe. Tout se finit bien, je descends, j'ai mal au cul!
Mr. Chameau: 3    William: 1 (journee inoubliable quand meme :))

Le desert c'est magnifique, on s'assoit sur les dunes, rien a l'horizon si ce n'est le soleil qu'on regarde se coucher. Personne, le silence, les scarabes!
Le repas, le camp, tout est organise par Baryan, un guide, un cuisinier, un homme bon. Il est nee, a grandi et vit dans le desert, pere de 3 enfants a 30 ans, les yeux brules par le soleil, c'est avec un regard humble qu'il nous parle de sa vie.

Nous voulions retrouver une certaine intimite, c'est avec joie et fierte que nous accueillons sa proximite. Quelque part, sans le savoir et sans reellement l'attendre, nous avons retrouve grace a lui ce qui nous manquait; de l'authenticite.


Un autre cote de l'Inde

Ca fait 2 mois qu'on est sur la route...on est fatigue...

Ce matin en me levant, une dame ramassait les tas de merde des vaches pour en faire des galettes a secher au soleil afin que cela serve de combustible pour cuisiner pour sa famille...

Les gens prennent leur bain, lavent leur linge et se baignent dans le point d'eau de la ville, nervermind les dechets aux abords, en surfaces et ceux qui penetrent leurs peaux...

Que se voyager d'une place a l'autre c'est chiant et fatiguant. Les matelas sont remplis de poussiere, on se fait manger par les puces de lit sans cesse et on ne peut rien y faire, on les voit pas mais on les sent s'acharner sur notre chaire fraiche. Que les secousses nous vieillisent les os et que de voir defiler la pauvrete pendant 10-15-30 heures, on souffre...

Notre tete est epuisee de rester poli avec les dizaine de personnes qui nous harcelent dans les rues pour qu'on achete, qu'on parle, pas moyen de rester dans sa bulle, " in your face" des que tu sors de ton hotel. Qu'aux questions d'ou viens-tu et c'est quoi ton nom on veut juste repondre: Criss moi la paix esti, je veux pas de linge, de statues, de tuk tuk, de marijuana, do you sell peace and quiet?

De se demander si le matelas et les draps sont propres? Quand on pourra enfin prendre une douche chaude?La bouteille d'eau qu'on ouvre est bien scelle ou ont-ils mis de la colle? Rester de glace aux mendiants, respirer la pollution et de moucher noir...la on est juste fatigue...

Finalement que tu te sens mal d'etre impatiente et de peter ton plomb, de te plaindre, ici en Inde mais l'impuissance ressentie face a son peuple et sa misere te ronge au quotidien.

Alex qui s'ennuie de son monde ben gros...pis d'un bon sushi :(
- ''Ragu!"
- "Comment?"
-'' Mon nom est Ragout Sir comme le plat! Prenez votre temps pour arriver et je vous fais visiter ma ville..."

A Hampi tout commence avec son bazar au centre duquel se dresse un immense temple abritant un elephant couleur charbon a trompe blanche. A 2 roupies l'entree et 50 la photo du pachyderme, voici en guise de cliche une description detaillee: a peine plus grand que moi et legerement plus large, il pourrait presque passer inapercu avec ses oreilles decollees si il n'aimait pas autant les bananes! Ne derogeant pas a la regle, nous nous presentons donc les bras pleins face a lui. Dix secondes plus tard et les mains vide nous venons d'assister au cheminement '"trompe-epluchage-bouche" le plus rapide que l'on ai vu...Ave BABAR!!!

Sinon la Mesopotamie vous connaissez? Sa vallee de ruines, ses palmiers bordant la riviere et ses temples eparpilles telle une pluie de roches, c'est dans ce paysage que nous deambulons. Les colonnes et edifices sculptes a la gloire des divinites indiennes nous replacent certes geopraphiquement mais entre chaques ruines, Ragu nous mijote une histoire dont le parfum du passe nous ramene au temps des rois et reines de Hampi.

Le lendemain c'est 10km de velo et 570 marches qui nous attendent pour l'ascension de Hanuman temple. Une escorte de singes a faces rouges et d'autres a faces noires, selon leur exposition au soleil, nous accompagne jusqu'au sommet et son panorama sur les rizieres et l'ancienne cite.




De retour au frais, nous retrouvons Annie et Michel, un couple de quebecois sans age pour siroter une Lemonana et puiser dans leur jeunesse de voyageur une legerete qui nous enleve la fatigue de ces dernieres semaines.

Le chapitre Hampi se referme. Place au Rajasthan!
A l'ecole de la farniente

Le voyage est un apprentissage et depuis 15 jours on apprend a relaxer, plus facile a dire qu'a faire je sais!!!

Etre sous les cocotiers sur du sable fin avec une mer chaude qui nous leche les pieds, c'est pas facile! et encore moins en novembre!

Voici en images notre calvaire

Tout commence par la recherche de la nourriture,
et d'un point ou se desalterer.

Un point de vue pour determiner ou l'on dormira,
Trouvee!!!!
Maintenant la recherche d'amis...
avant le coucher du soleil,
Pour partager notre repas...



Yesterday, Today, Tomorrow

Nous venons de passer 2 jours en France, eh oui, a Pondicherry, ancienne colonie du vieux continent sur la cote est indienne. Ici les rues sont pavees, toutes fleuries de bougainvilliers, que ce soit sur la rue du Bazar St-Laurent ou Dumas, l'architecture des villas nous fait oublier les maisons en toles, parcontre pas de signe de la fameuse baguette!

Nous avons choisi cette fois-ci un ashram comme maison. Pour 12$ la nuitee, notre balcon nous donne une vue imprenable sur la baie de Bengale et le jardin des pensees positives...on s'aime, la vie est belle, j'aime la nature...osti qui fait chaud, merde on se fait piquer partout, y'as-tu juste des francais chialeurs ici?!?

On quitte la France pour se replonger tete premiere en Inde: 12 heures de bus public! On s'arrete dans les petits villages, on s'entassent les uns sur les autres mais on sourit, on vit sur le rythme indien, on observe les femmes recolter le riz et puis nous voici dans le Kerala!

A kumili, nous venons pour nous reposer, respirer l'air frais et visiter un sanctuaire d'animaux sauvages. Il pleut et donc le sol grouillant de sangsues on decide d'une autre activite. On visite les plantations de thes environnantes. WOW! Le dessin des arbres a the au travers les colonnes grimpantes du poivre et des femmes qui sont a recolter, toute cette beaute nous coupe le souffle. On aime donc ben ca le vert!
Nous avons eu la chance d'assister au processus de fabrication du the noir, de marcher dans la plantation et d'y gouter! On a termine la journee par une visite d'un petit jardin d'epices et fleurs exotiques: cacao, gingembre, clou de giroffle, aubergine rouge et une fleur qui s'appel "Yesterday, today, tomorrow".
Pour nous ca se traduit comme suit: Hier on buvait du the, aujourd'hui on boit de l'eau et demain une petite biere sur les plages paradisiaques de Varkala!

A.






La CHALEUR du Sud!
Nous voici donc dans le sud, apres une ride de 12heures en ''night bus'' pour atteindre Delhi et voler jusqu'a Chennai, porte d'entree du Tamil Nadu nous permettant de joindre en 2h de bus la ville balneaire de Mamallapuram.

La description de celle-ci pourrait etre celle que l'on se fait des iles de l'ocean indien, maisons colorees, sculptures de pierre aux dimensions et aux courbures diverses, tourist shop et petites rues pietonnes ecrasees a partir de 10h par le soleil de plomb.
Hormis les temples, dont certains furent decouverts suite au Tsunami de 2004, notre curiosite se porte davantage sur le cote humain de cette ville et le quotidien de ces habitants. De poignee de mains, on renconre  Jean-Paul Gaston, qui nous parle dans un impeccable francais, du metier de sculpteur sur pierre. Son ecole lui permit a plusieurs occasions d'exposer son savoir-faire dans les grandes villes Europeenes. dont il a garde la passion pour les bandes-dessinnees de Tintin ou de Gaston Lagaffe.

Conquis par cet interlude artistique, nous avons decide de sortir du sentier touristique (pas facile!). Leve a 3 AM pour assister a un autre metier generationnel: celui de pecheur. Suite a du bouche a oreille, nous embarquons a bord d'une chaloupe motorisee accompagne de 3 inconnus dont nous ne distinguons que leurs silhouettes dans le noir matinal. A 15 km des cotes dans la Baie de Bengale, la securite de notre aventure repose sur notre confiance en ces 3 pecheurs. 4 heures de tranches de vie qui defilent au rythme des filets jetes et des poissons, crabes et autres Jellyfish remontes.

Le jour se leve et ces visages se distinguent. La labeur du travail de pecheur se dessine sous des traits d'humillites. L'echange se poursuit dans la clarte et nous passons la fin de la matinee a deguster chez nos hotes du jour quelques prisonniers de leurs filets. L'inde nous surprend du nord au sud, les paysages changent mais la generosite reste.
NOTRE OASIS...

Ca fait maintenant 2 semaine et demies qu'on s'investit corps, coeur et ame dans le Tibet Hope Center. Je continue d'enseigner l'anglais a mes fideles etudiants a 10h, 11h et 14h! Depuis, il s'est rajoute de nouveaux defis.

Dimanche passe, nous avons revetus nos plus beaux gants de plastiques et nous avons participe a un ''Mass Clean Up" de la Baghsu Waterfall. Nous avons ramasse des dechets et remplis au total 80 sacs! Pourvu que ca dure!

Depuis la semaine derniere nous avons travaille a ouvrir ''The Oasis Cafe". Eh oui, en 6 jours, extreme make over coffee-edition! Moi je me suis devouee au 2nd hand shop (vente de livres, vetements recycles, etc), j'ai frotter en titi et depuis l'ouverture on y travaille comme cuisinier et serveur! ON ADORE :) A travers tout ca s'est developpe une amitie extraordinaire avec Kusang (le proprio), sa copine koreenne Areum et nos amis tibetains. En ce moment, je vous ecris en direct de ce cafe, nous y sommes du matin au soir a bosser, jaser et rire.

Le sentiment d'appartenance est incroyable, on discute de tout, demain soir on couche tous ensemble dans nos sleeping bags dans le cafe, chaque jour on croise nos etudiants devenus amis, tse on aime et on est aime!

J'ai par contre le coeur gros, on part dans quelques jours et je capote a l'idee de ne plus enseigner a mes etudiants que le passe n'est pas le futur, de ne plus servir le "chai' aux tables du cafe...aaahhhh... c'est dur, comme ca ete dur de vous quitter amis et famille.

 Le prochain billet vous parviendra du sud de l'inde, on s'en va faire un peu de beach, en esperant que ca vous rechauffera, l'hiver est a vos portes ma gang de chanceux!

Alex et Will qui cri a tue tete  FREE TIBET
A LOUER

Chambre avec une vue panoramique sur la chaine Himalayenne et sa vallee verdoyante survolee par le cri des faucons. Attention: peut creer une dependance!

Nous sommes a Dharamsala (McLoed Ganj), perdu a 1800 metres d'altitude. Nous avons appris beaucoup sur le conflit qui oppose le Tibet et la Chine et nous avons vu son plus celebre residant: le 14e Dalai Lama. Depuis 1953, cette ville accueille les refugies tibetains qui ont reussis la longue et dure traversee d'une vingtaine de jours a travers l'Himalaya. Aujourd'hui, la ville est coloree de rues pietonnes ou se cotoient au milieu des locaux et des moines bouddhistes les 3 B du monde entier: Boheme, Benevoles et Baby-Boomers.

C'est dans ce contexte que je me suis essaye pour la premiere fois a la meditation, la SILENT MEDITATION pour etre exact. C'est ainsi que je me suis retrouve a 7h du matin assis en tailleur concentre sur mon 3e oeil a visualiser le jaune, le bleu, puis le vert et le rouge, le tout au son des Happy Feelings, Silent meditation, eyes closed de mon yogi local. Meditation en silence vous avez dit...
Apres une heure de mouvement perpetuel de bassin pour trouver une position confortable, j'ai decide de laisser tomber ma meditation arc-en-ciel pour quelque chose de plus concret.

A deux pas de la nous avons rendez-vous au Tibet Hope Center, ou Kusang, le responsable nous a accueilli la veille afin de faire concorder nos competences et notre temps avec ses projets. Depuis une semaine nous participons a des cours de conversations avec jeunes tibetains et moines sages. En apres-midi, je me consacre a la creativite et la mise en ligne de leur site internet tandis qu'Alex se transforme en "english teacher" pour une dizaine de personnes faisant partager son savoir-faire et sa bonne humeur aux etudiants motives.

Une routine s'installe, une sensation de vivre ailleurs prend place.
Un privilège signé Guru Nanak

Au 15 siècle, un fermier, père de famille, n’est pas impressionné par la religion musulmane et hindou et décide de fonder le sikhisme, religion qui prône l’égalité et  l’abolition du système de caste, un grave fléau indien. C’est donc à Amritsar, que Guru Nanak installe ce qui est aujourd’hui le plus haut lieu de pèlerinage sikhs au monde : le Golden Temple.

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi le port du turban ?
Pourquoi le récent débat sur l’importance du  kirpan ?
Le concept fondamental du sikh c’est le concept du Khalsa ou race choisie de soldats saint qui se consacre à code de conduite très strict .Il y a 5 emblèmes qui symbolise la fraternité de ces hommes en croisade: kesh la barbe et les cheveux non coupés qui représentent la sainteté, Kangha le peigne pour le maintien du rituel des cheveux, kaccha un sous-vêtement lousse pour la modestie, kirpan sabre ou épée qui symbolise le pouvoir et la dignité et karra un bracelet d’argent pour leur « fearlessness ». Avec ce nouveau savoir nous nous sommes dirigés à leur temple sacré.
Chaussures enlevées, pieds lavés et tête couverte nous avons connecté … avec quoi, je suis toujours incapable de le savoir ... Quel privilège d’être témoin de rituel telle la baignade en kaccha dans la piscine sacrée et d’admirer la beauté du Golden Temple orné de 750kg d’or pure. Marcher parmi les milliers de gens, prendre le temps de s’asseoir en tailleur, observer le soleil se lever et se coucher, écouter les chants continuels pendant que les dévots lave la piscine et les planchers sans arrêt et surtout se regarder à l’intérieur et apprécier le moment présent était si enrichissant.

Nous nous sommes donc sentis honorés d’être les bienvenue, d’élargir nos connaissances envers cette religion qui m’était peu connue mais surtout d’avoir ouvert mon cœur et ma confiance à ces étrangers devenus familiers. L’ignorance est définitivement un fléau.

A.
L’harmonie du chaos.

C’est une danse dans laquelle nous entrons et dont nous ignorons les pas.
La chorégraphie est surprenante : une famille de 4 sur la même moto, dépasse une charrue tirée par un cheval amaigri par l’effort et la pollution, avant d’être dépassés à leur tour par notre taxi qui après avoir joué la plus belle des musiques avec son klaxon se rabat juste à temps pour éviter un camion coloré et rempli à ras bord venant à contre sens.
L’orchestre de chiens errants et la vache jouant des claquettes en plein milieu de la route  finissent de compléter le tableau de cette mélodie.
Comme vous l’aurez compris l’attraction d’Amritsar est son auto-école !
Une fois les cours assimilés un conseil,  parcourez la ville à pied ou en autorickshaw.
Le notre fut d’une sportivité exemplaire en parcourant la dizaine de kilomètres menant aux différents temples à raison de 3 dollars pour 2 heures de trajet et le tout en souriant.

A 25 Kms de là le Pakistan nous attend !
Direction Attari pour le coucher du soleil.
Nous entrons dans un stade où se massent  de part et d’autres les partisans des deux camps toute génération confondue. Au centre de l’arène la joute gestuelle des soldats commence.

Placés en zone « foreigner » nous vivons l’engouement de toute une nation pour la fermeture quotidienne de la frontière. Sur fond de musique indienne et  cris de ralliements, un soldat et son casque à crête rouge s’élance à grande enjambée, balançant  son pied à la hauteur du visage pour défier comme dans un combat de coq son homologue pakistanais de l’autre coté d’une grille qui sera ouverte puis refermée suite à la récupération du drapeau.

Emporté par un élan patriotique, notre tribune n’a de « foreigner » plus que le nom ! Nous nous sentons durant quelques instants indiens au cœur de ce match d’où ne sortiront pas de gagnants, mais une vraie communion.

W.